Pétard Willocq OP2 Mle 1915

Grenade OP2 Mle 1915 ou Pétard Willocq :
La description de cette grenade se retrouve dans le livre de Patrice Delhomme. Cette grenade complexe donna propablement peu satisfaction car peu d'images circulent sur les sites de collection. Le seul exemplaire visible semble être celui du musée de l’armée aux Invalides à Paris.
Cette grenade avait la forme d’un cylindrique en fer blanc traversée par un canal central. A son extrémité supérieure, le percuteur était placé dans un tube solidaire d’une coupole en fer blanc coulissant d’1,5 cm sur le cylindre. Le percuteur était maintenu armé par un ressort en spirale,  maintenu bloqué par 2 billes dans le tube central.  La course vers le bas de la coupole permettant une descente du tube dans un espace plus large du canal central où les billes s’échappaient et libéraient le percuteur.
La coupole était bloquée en position de sécurité par un cliquet attaché à un ruban réalisant plusieurs tours autour du cylindre. Ce ruban était uni à deux demi-coquilles cylindriques à charnière entourant le corps de la grenade et se fermant par une pince sur la clef de sécurité. Sous la charnière un gros ressort tendait à ouvrir les deux demi-coquilles.

 

OP2 schéma d'après Delhomme et rare exemplaire du musée des Armées de Paris

Grenade percutante d’improvisation  :
Durant les premiers mois de 1915 l'approvisionnement en grenades percutantes est assuré par la fabrication artisanale et l'importation. Ce modèle a du suivre une certaine standardisation dans les ateliers de l’arrière du front car bien que rare, elle est retrouvée dans les collections selon les mêmes standards.
Elle est construite à partir d'une douille tirée de pistolet lance fusée de 25 millimètres. La douille était remplie d’explosif et fermée  par un bouchon en acier à pas de vis à sa base. Le bouchon contenait à sa base un bloc de plomb mobile recevant une amorce et remplissant le rôle de masselotte. Le percuteur conique était fixe et visé au sommet du bouchon. La masselotte et le percuteur étaient  séparés l'un de l'autre par un ressort. La sécurité était assurée par une goupille traversant et immobilisant la masselotte.

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