3 - Les grenades réglementaires en 1914

Grenade Mle 1847 :

La grenade modèle 1847 est une sphère de fonte de 81 mm de diamètre et de 9 mm d’épaisseur. L’intérieur est lisse et l’orifice de la fusée est dépourvu de filetage. La charge est composée de 110 g de poudre noire  et son  poids est d’1,2 Kg.
Elle utilisera 4 fusées différentes (Mle 1849, 1853, 1876 et 1882).
Peu différentes des grenades des siècles antérieurs, seul le système d’allumage évoluera jusqu’à la veille de la première guerre. Son rôle reste cantonné à la défense des places fortifiées d’où son poids et sa forme peu propice à la préhension. Elle sera cependant fournie au soldat début 1914 avec des fusées Mle 1882 et parfois 1876.  Ces fusées en bois auront tendance à se déformer sous l’effet de l’humidité et à prendre l’eau. 

Grenade Mle 1914 :

C’est une amélioration de la grenade Mle 1847 par un quadrillage intérieur de la sphère qui améliore la fragmentation et un filetage pour le montage d’une nouvelle fusée à traction Mle 1914 (ci-contre).
La sphère est à quelques exceptions, lisse et dépourvue de marquage.
Elle est chargée à l’identique de 110 g de poudre noire pur un poids d’1 Kg.

La fusée Mle 1914 permettait un retard de 4 secondes. Comme les précédentes, cette grenade était peu pratique dans la boue des tranchées et son usage fût relégué au harcèlement des tranchées adverses à l’aide de catapulte à ressort. Pour cet emploi, le retard de la fusée était allongé à 7 secondes et une touche de vernis violet était rajoutée sur le sabot de bois comme marquage distinctif.

 

Ci-dessous à gauche, grenade Mle 1914 avec sa coiffe de protection en étain et à droite un rare modèle avec un marquage de forge (RTF).

Références :

  1. Les grenades françaises de la grande guerre. Patrice Delhomme
  2. Militaria Magazine : Les grenades françaises de la grande guerre 1e partie : La résurrection d’une arme de Gérard Lachaux – N° 196, p44-46.
Delhomme

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